Nationalité française n'interdit pas l'achat d'un bien situé aux USA. En revanche, trois axes restent distincts : (1) immigration / statut — un visa B ne autorise pas à vivre en permanence dans la maison achetée ; un statut de résident, visa E-2 avec business plan, green card ou citoyenneté change les options (voir Immigration, Visa E-2) ; (2) financement — les banques US exigent souvent historique de crédit local, ITIN ou SSN, et apports plus élevés pour non-résidents ; certaines banques internationales ou prêts « foreign national » existent avec taux et conditions spécifiques ; (3) fiscalité — déclarations IRS, formulaires 1040-NR ou 1040 selon résidence fiscale, FBAR si comptes étrangers > seuil, FATCA, retenue FIRPTA à la revente, et déclarations françaises (formulaire 2047, IFI si applicable sur actifs mondiaux selon statut).
Les structures LLC ou trust n'éliminent pas automatiquement les impôts ; elles peuvent compliquer le financement résidentiel classique. Les achats « cash » évitent TRID mais pas les taxes de transfert, title, HOA ni obligations locatives.
Pour un pied-à-terre, anticipez assurance vacance, gestion locative conforme aux règles de l'État (durée minimale location, licences) et change de devise (risque EUR/USD).
Coordination France-USA : consultez un avocat fiscaliste franco-américain et un CPA US avant signature — surtout si revenus français, retraite CFE, ou première acquisition locative.